Vous êtes à Paris. Il fait beau. Vous cherchez un endroit où déjeuner. Décor amusant et cuisine irréprochable ? Menu à 25-30 € ? Pourquoi ne pas tester Bon ? C’est vraiment bon !
« Redécouvrir un quartier méconnu de Paris
Nichée entre Passy et l’avenue Victor-Hugo, le bois de Boulogne et les Champs-Élysées, cette partie du 16e arrondissement de Paris regorge de charmes cachés, tels ses jardins fleuris, ses petites boutiques et ses façades d’immeubles magnifiquement sculptées et mosaïquées.
Au départ du métro La Muette (à deux pas de l’un des meilleurs glaciers de Paris, rue Bois-le-Vent), vous remonterez donc la rue de La Pompe jusqu’au numéro 25. Là, une immense baie vitrée de 10 m de long s’exhibe, surmontée d’un dôme, dans une rue peut-être pas si sage qu’elle en a l’air…
Une déco jubilatoire
Situé dans les murs de ce qui fut naguère l’un des plus chics fleuristes de la capitale, Bon a été relooké par le designer Philippe Starck, dont l’inspiration s’est en partie nourrie des films de Stanley Kubrick : galerie des glaces, mitraillettes dorées, banquettes noires, buvette blanche et impeccable en Inox…
La première salle, lumineuse, fascine par ses pierres apparentes et sa hauteur. Starck s’est amusé à tapisser les murs de grands panneaux de cuir molletonné et à aligner des bergères de style Louis XV au fond desquels on peut se dissimuler.
À l’étage, bibliothèque, cheminée, fumoir, Chesterfield en cuir blanc et tête de rhinocéros évoquent la côte est américaine.
Une cuisine sage, BCBG
Vous l’avez compris, Bon est un restaurant où l’on se donne (avant tout) rendez-vous pour voir et être vu. On y croise Éric Cantonna, Thierry Lhermitte, quelques grands patrons du CAC 40 et, bien sûr, Philippe Starck en personne.
La cuisine d’inspiration asiatique réalisée par Yannick Papin (ancien chef étoilé de l’Atlantide à Nantes) n’a pourtant rien de superficiel. Lefoie gras de canard au chutney de mangue est impeccable. Les parfumées noix de Saint-Jacques poêlées au lait de coco, au gingembre et à la coriandre passent comme une lettre à la poste, accompagnées d’un bol de riz blanc cuit à la vapeur (tout simplement). Au dessert, le petitbaba au rhum et à l’ananas se dévore goulûment. Les portions ne sont pas énormes, mais il paraît qu’il vaut mieux avoir encore un peu faim quand on sort de table (dixit les centenaires chinois)…
Trente euros l’ensemble avec une demi-bouteille d’eau gazeuse ou un verre de chablis bio : que demande le peuple ? »